21 - Aymé de Chesne



Le rapport de ses preuves de noblesse[1] établit, le 7 mai de l’an 1566, par  le frère François de Grange, commandeur des Epeaux, et par frère François Lybourie, commandeur des Moulins,  nous apprend qu’Aymé de Chesne, fut baptisé, aux environs de l’année 1546, sur les fonds  baptismaux de Saint-Pierre en la paroisse d’Ingrandes, dans le diocèse de Poitiers. Ce rapport sur ses preuves de noblesse est particulièrement succint, il ne remonte qu’à ses grands parents. Il ne se base pas sur des documents. Seuls sont pris en compte les témoignages de cinq témoins choisis par les commandeurs mandatés. Seront interrogés : Charles de la Touche, écuyer, sieur de Marigny ; Mathieu de Fonguières, sieur de Villiers, gentilhomme du roi, demeurant au lieu dit de Villiers, paroisse Saint-Romain, près de Chatelleraud ; Charles Martel, écuyer, sieur de la Marin, demeurant en la paroisse d’Ingrandes, maréchal des logis de la compagnie de monsieur de Jarnac ; Messire Jehan de Villiers, sieur de la Rivière Purtaille, demeurant paroisse Saint-Jean ; Jacques Candelier[2], écuyer, sieur de Milleron, demeurant paroisse de Saint-Vincent de Monts.  Suite à ce rapport Aymé de Chesne sera reçu chevalier en 1566.

Commandeur de la Feuillée vers 1571. Il était prisonnier des Turcs, à Constantinople, le 17 mars 1574, lorsque Jean Pelletier, commandeur de Carentoir, rendit aveu au roi ″ en son nom et comme procureur spécial de Charles Hesselin de Gacourt grand prieur d’Aquitaine[3]. Aymé de Chesne fut très probablement prisonnier des turcs durant plusieurs années. En 1574 quand Jean Pelletier  rendit aveu au roi en son nom il était en possession d’une procuration datée du 5 mai 1573 non pas signée du commandeur mais  émanant du grand prieuré d’Aquitaine. Le 17 décembre 1575 c’est toujours Jean Pelletier qui, en son nom, rendit hommage au roi pour la commanderie de la Feuillée ″ soumise à devoir de serment de fidélité au roy, prières et oraison, du fief amorty sous la cour et juridiction de Quimper-Corentin″.  Nous ignorons s’il dut payer une rançon pour obtenir sa libération.


 Nous retrouvons sa trace dans un arrêt de la cour de Paris, du 15 décembre 1599, suite à une  procédure opposant frère Aymé de Chesne, chevalier du dit Ordre, commandeur de l’Ile Bouchard, aux  ″manants et habitants de la paroisse de Brisay[4] ″. Un arrêt de la cour de Paris[4] , du 25 mai 1615, touchant la confection de l’inventaire des meubles trouvés en la commanderie de l’Ile Bouchard, nous informe qu’il décéda l’année précédente. 

 

 

 

 

 

Arbre d’ascendance ″d’Aymé de Chesne″[5]




[1] Bibliothèque Nationale de Malte, preuves de noblesse d’Aymé de Chesne, AOM 2496.

[2] Les témoins auditionnés font très probablement partie des relations de la famille d’Aymé de Chesne : la fille du témoin  Jacques Candelier, Isabeau, épouse aux environs de l’an 1580, Gabriel le frère aîné d’Aymé de Chesne.

[3] AD44, B911et B2408

[4] Jacques Bosio, Histoire de Malte avec les statuts et les ordonnances, traduction de l’Italien par J. Baudoin avec adjonction des chapitres généraux de 1603 et 1632, Paris, Jacques d’Allin, 1659.

[5] BNF, ms. fr. 32403, p. 157 et Bibliothèque Nationale de Malte AOM 2496.











 

 

 

 Armes : d’azur à 3 glands d’or. (alias : d’argent au chêne de sinople).

Dessin grand armorial Hozier.

 

 






 



 




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