23 - Simon d'Aubigné de Boismozé



Originaire du diocèse d’Angers, reçu chevalier en 1573. Commandeur de La Feuillée vers 1590 et l’est encore le 15 mai 1597[1]. Commandeur de Guéliant en 1594[2], trésorier du Grand-Prieuré d’Aquitaine.


Frère Simon d’Aubigné alors commandeur de La Feuillée et frère François Danaillolles, commandeur de Beconnaye ont été mandaté par le grand prieuré d’Aquitaine pour établir les preuves de noblesse de lancelot Pierres du Plessy-Baudoin. Le 8 avril 1595, à Angers, ils signent  le dit procès verbal ; la même année Lancelot Pierres du Plessis Baudoin est reçu chevalier de justice[3].


La carrière de ce chevalier est un exemple de réseau d’influence et de lutte de pouvoir. Selon les statuts de l’Ordre, les promotions se font à l’ancienneté. Cela conduit fréquemment à des choix préjudiciables à l’Ordre. En 1621, le grand prieur de Champagne, Philibert de Foissy Chamesson, décède. Simon d’Aubigné de Boismozé est le chevalier ayant la plus grande ancienneté, mais le conseil lui préfère Jacques de Gaillarbois Marcouville, jugeant le chevalier de Boismozé ″épileptique et décrépit″ et de ce fait inapte pour assurer cette charge. Le chevalier de Boismozé fait appel à la Rote (tribunal du Saint-Siège apte à juger en appel les sentences rendues par les officialités et en première instance les affaires réservées au pape). Le tribunal du Saint-Siège va casser la décision de l’Ordre, et malgré sa résistance l’Ordre va devoir installer le chevalier de Boismozé à la tête du prieuré de Champagne[4].




[1] AD22, H580, visite d’améliorissement.

[2] Bulletin de la société archéologique d’agriculture, sciences et arts de la Sarthe, IIe série-tome X, imprimerie Edmond Monnoyer, 1867.

[3] H. de Fourmont, L’Ouest aux croisades, Nantes, tome III, 1867, p. 244.

[4] Jean Marc Roger, L’Ordre de Malte et la gestion de ses biens en France, Flaran 6, 1984, P 180.



 

 

 

Armes : de gueules à 4 fusées d’argent rangées en fasce.

 

 




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