31 - Jean-Baptiste de Sesmaisons


Jean-Baptiste de Sesmaisons est porté sur les fonds baptismaux le 12 avril 1636 sur la paroisse de Mesquer, au diocèse de Nantes. Son père, François de Sesmaisons, décède en 1644. Il a dix-huit ans quand sa mère, Renée de Kermeno, demande son admission dans l’ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Le 4 mai 1654, lors du chapitre provincial du prieuré d’Aquitaine  deux frères sont nommés pour établir les preuves de noblesse et de légitimation de Jean-Baptiste de Sesmaisons[1], s’assurer s’il est bon et fidèle catholique, s’il n’est pas issu de père juif ou sarrazin, s’il n’a fait promesse de mariage, s’il n’a commis crime ou méfait…. Hasard ou plutôt preuve du cumul des fonctions et d’un nombre relativement faible de chevaliers au sein de l’Ordre on constate la présence de plusieurs chevaliers qui ont ou auront des fonctions dans le cadre de la commanderie de la Feuillée/le Palacret. Jacques de Jalesnes, alors commandeur de la Feuillée, d’Ansigny, du Temple ancien d’Angers, et Ollivier Budes, commandeur d’Auzon et de Praille (près de Chatellerault) sont diligentés pour mener l’enquête sur les preuves de noblesse. Olivier Budes est originaire du diocèse de Saint-Brieuc. Son frère François, alors commandeur de Mauléon et de la Lande-Verché, est  présent à la réunion du chapitre provincial appelé à statuer sur la demande concernant Jean-Baptiste de Sesmaisons ; en 1640 le dit François était procureur de René de Saint-Offange prédécesseur de Jacques de Jalesnes à la tête de la commanderie de la Feuillée. Egalement présent Louis de Torchard de la Panne, commandeur des Roches et Villedieu, chevalier qui décèdera en 1676 sur sa commanderie de la Feuillée. Est encore mentionné Guy d’Alogny de Boismorand, alors commandeur de Bourgneuf, frère de l’Ordre qui prendra la tête de La Feuillée à compter de 1676.

L’enquête est menée avec diligence,  à Guérande,  du 5 au 13 juin 1654. Dès le 23 juillet 1654 la commission réunie au prieuré d’Aquitaine reconnait que les preuves mentionnées dans le procès-verbal sont bonnes et valables. Le 29 septembre 1654 Jean-Baptiste de Sesmaisons est admis dans l’Ordre.

Bailli de l’Ordre, commandeur de Coudrie et des Biais en 1669. Il prend possession de la commanderie de la Feuillée le 3 septembre 1703[2]. Il est à cette date également commandeur de Coudrie/ Puy-Raveaux [3], de Villejésus, des Habittes, de Lande-Blanche, de Bourganeuf-en-Mauges, du Blizon. Il est pilier de la langue de France, c'est-à-dire responsable de l’hôpital du 29 décembre 1618 au 23 juin 1719.

Il décède à Malte le 6 juillet 1719 et est enterré dans l’église conventuelle  Saint-Jean à  la Valette[4].



[1] Preuves de noblesse de Jean-Baptiste de Sesmaisons, bibliothèque nationale de Malte, AOM 3406.

[2] Inventaire des titres de la commanderie de la Feuillée établie en 1720, liasses 191 à 291, AD22 H547.

[3] AD22, H519, dans la visite d’améliorissement de 1708 mention de sa prise de possession en septembre 1703.

[4]Dépouille de Jean-Baptiste de Sesmaisons, Cathedral Archives à Malte, SP-P19, f° 16-77.











Arbre d’ascendance de Jean-Baptiste de Sesmaisons[4]






[4] Preuves de noblesse de Jean-Baptiste de Sesmaisons, bibliothèque nationale de Malte, AOM 3406.Preuves de noblesse des chevaliers de Malte, BNF ms fr- 32404- p607. Louis Lainé, Archives généalogiques et historiques de la noblesse de France, Paris, Imprimerie Béthune et Plon, tome 5, 1836.


 

Armes : de gueules à 3 tours de maisons d'or, 2 et 1.

 

Dessin grand armorial Hozier.

 



Ascendants paternels

 

Dessins A. Berdé

 


Ascendants maternels

 

Dessins A. Berdé

 



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