e- Annexes b

(1)

 Source justice seigneuriale de Wikipedia en français

 

(2)

 Un enfant mineur (moins de 25 ans) et orphelin de père ne pouvait, en Bretagne avant la révolution de 1789, se marier qu’après réunion devant une juridiction de 6 personnes de la famille du futur et de 6 personnes de la famille de la future puis enregistrement de l’accord de ces 12 personnes généralement par le notaire de la juridiction.
 

(3)

 Le cens est une redevance, annuelle, perpétuelle, qui est due sur le foncier par le censitaire au seigneur ; en principe les bâtiments et les aménagements sont apportés par le censitaire.
 

(4)

 En droit seigneurial l’aveu est un acte écrit par lequel le vassal décrit les biens qu’il tient de son seigneur ainsi que les droits et devoirs qu’il a vis-à-vis de ce dernier ; par exemple pour le Palacret les exploitants des domaines appartenant à la commanderie du Palacret devaient aveu à son commandeur et ce dans un acte rédigé par le notaire de la commanderie ; De son côté le commandeur du Palacret rédigeait un aveu au roi de France.
 

(5)

 Déshérance : un bien tombe en déshérance s’il n’y a plus d’héritier direct ; auquel cas le bien retourne au seigneur.
 

(6)

 l’unité monétaire de base était la livre, une livre était subdivisée en 20 sols et un sol était subdivisé en 12 deniers ; pour avoir une notion de la valeur de ces unités nous pouvons indiquer qu’ à Saint Laurent au début du 17 ième siècle une poule était estimée entre 5 à 7 sols, un boisseau d’avoine environ 2 livres et un boisseau de froment de l’ordre de 4 à 5 livres ; pour autant l’estimation n’en est pas très aisée étant donné que la capacité du boisseau servant à mesurer les matières sèches était différente d’un lieu à l’autre ; ainsi en 1704 on trouve mentionné « un boisseau d’avoine grosse mesure du Palacret et un boisseau de seigle mesure de Guingamp ; sachant encore que pour le blé noir la mesure se faisait en pyramide tant qu’il n’y avait pas déverse et pour le froment à mesure rase ; cependant pour se faire une idée on peut noter que le boisseau mesurait environ 33,9 litres à St Brieuc, 40 litres à Guingamp et 51,6 litres à Belle Isle en Terre ; Quant à la main d’œuvre nous mentionnerons qu’une corvée, à St Laurent à la même époque, était estimée de 6 à 7 sols.
 

(7)

 Visite d’améliorissemnt : à la demande du commandeur lui même une telle visite pouvait être déclenchée par le Grand Prieuré d’Aquitaine dont dépendaient les commanderies Hospitalières de Bretagne ; ce dernier désignait alors des commissaires  (généralement des commandeurs) ; leur objectif était de venir auditer la commanderie afin de vérifier l’efficacité de la gestion du commandeur et de constater les éventuelles améliorations ; il s’agit de contrôles effectifs, d’enquêtes de visu, des différentes possessions, membres et dépendances, des droits de la commanderie, des procès en cours pour la défense desdits droits, des revenus et dépenses, des travaux réalisés, de la réalisation effective des travaux prescrits lors de la dernière visite, plus une enquête secrète hors de la présence du commandeur, auprès des habitants et des notables … Tous les constats étant ensuite transcrits dans un procès-verbal avec leurs conclusions par les commissaires ; lequel procès verbal était transmis au grand Prieuré d’Aquitaine et au commandeur de l’entité audité ; des conclusions favorables permettaient au commandeur d’obtenir une promotion, généralement une commanderie plus importante
 

(8)

 Sources : archives départementales des Côtes d’Armor cotes H art 601 et H art 608
 

(9)

 Corde = unité de mesure de surface valant environ 60,8 m²
 

(10)

 quévaise : type de contrat appliqué aux biens fonciers de la commanderie de la Feuillée (qui intégrait le Palacret) et aux abbayes Cisterciennes de Bégard et du Relecq.
 

(11)

 Tous les actes depuis l’édit de Villers Cotterêts, établi par François 1er en 1539, se doivent d’être rédigés en français ; on découvre donc dans cet acte de procédure que la langue courante parlée est bien le breton en effet le mot berne noté par le greffier est le mot breton signifiant un tas. Par ailleurs dans de nombreux actes, déchiffrés lors de mes recherches concernant le Palacret, j’ai trouvé la mention « lecture du présent acte lui a été faite dans son langage vulgaire le breton »  (vulgaire ayant le sens de commun) ;

ou encore :

 - dans un interrogatoire il est mentionné la présence d’un interpretre breton /français  (AD22 cote B art 854 en 1639 information faite contre des particuliers de Saint loran qui avoint tué un cerf appartenant à M. René de Saint Offange – commandeur du Palacret)

- lors des annonces, informations faites sur la place publique ou dans l’église  (bannies) il est souvent mentionné qu’elles ont été faites en breton alors que le texte qui nous en est parvenu est rédigé en français
 

(12)

 Archives de Côtes du Nord -H Ordre de Malte – cotes concernant Pont-Melvez ; courrier transcrit par A. Bourgès dans son ouvrage « chez les moines de Pont-Melvez – la vie des paysans bretons sous l’Ancien Régime. » - Les presses bretonnes –Saint Brieuc -1951